Samedi, Juillet 31, 2010
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Retour au calme à N'Zérékoré après les violences

Le calme semblait revenu lundi matin dans la ville guinéenne de N'Zérékoré (extrême est), ont indiqué à l'AFP des habitants, après trois jours de tension et de violences entre musulmans et chrétiens qui ont fait deux morts, deux disparus et 38 blessés selon un bilan non officiel.

Un communiqué avait été diffusé dimanche soir en langue locale guerzé, sur les ondes d'une radio rurale, pour appeler au calme et à la reprise des activités.

Les magasins et les marchés ont rouvert, lundi matin, et les transports urbains ont timidement repris dans le centre de la deuxième ville la plus peuplée de Guinée (1.000 km de Conakry), ont indiqué à l'AFP des résidents interrogés par téléphone depuis Conakry.

"Les barrages érigés par les forces de défense et de sécurité ont été levés par endroits et le dispositif militaire déployé au cours du week-end a été allégé", a constaté un chauffeur.

Des affrontements entre membres des deux communautés religieuses avaient débuté vendredi, une semaine après une altercation fin janvier entre une femme chrétienne et de jeunes musulmans qui assuraient le maintien de l'ordre autour d'une mosquée à l'occasion de la prière du vendredi.

Mais sous couvert de l'anonymat, une source policière a affirmé dimanche à l'AFP que des jeunes "pro-Dadis", d'ethnie guerzé et de religion chrétienne, avaient été impliqués dans les violences, vendredi, et avaient blessé plusieurs personnes, dont deux militaires, avec des armes à feu.

Il s'agit, selon la même source, de partisans du chef de la junte - le capitaine Moussa Dadis Camara blessé le 3 décembre dans une tentative d'assassinat et actuellement en convalescence à Ouagadougou - qui avaient pris l'habitude de défier l'armée. Selon différents témoins, leur chef, surnommé "Rasta", a été arrêté.

Un responsable du gouvernorat de N'Zérékoré a déclaré lundi à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, que "la situation sécuritaire se normalisait grâce à la médiation du gouvernement".

"S'il est vrai que la crise a été artificiellement créée par des extrémistes, il reste aussi vrai que l'Etat n'avait rien fait pour empêcher la situation de dégénérer", a cependant estimé ce responsable régional.

Le colonel Boureima Condé, ancien gouverneur de la région administrative de N'Zérékoré et actuel ministre de l'Agriculture, conduit depuis samedi une mission gouvernementale de médiation dans la région.

"Nous faisons confiance à notre ancien gouverneur qui connaît bien les coutumes et traditions de la région pour y avoir vécu. Nous l'écoutons religieusement mais nous lui recommanderons de retirer les armes qui circulent dans les mains des bandes extrémistes pro-Dadis Camara", a déclaré à l'AFP un dignitaire religieux influent dans la région.

L'archevêque de Conakry, Mgr Vincent Koulibaly, s'est rendu spécialement dans la ville pour y rencontrer les chrétiens. Et des émissaires du gouvernement avaient visité dimanche une dizaine de mosquées de N'Zérékoré, pour appeler au "respect de l'autre".

Les magasins et les marchés ont rouvert, lundi matin, et les transports urbains ont timidement repris dans le centre de la deuxième ville la plus peuplée de Guinée (1.000 km de Conakry), ont indiqué à l'AFP des résidents interrogés par téléphone depuis Conakry.

"Les barrages érigés par les forces de défense et de sécurité ont été levés par endroits et le dispositif militaire déployé au cours du week-end a été allégé", a constaté un chauffeur.

Des affrontements entre membres des deux communautés religieuses avaient débuté vendredi, une semaine après une altercation fin janvier entre une femme chrétienne et de jeunes musulmans qui assuraient le maintien de l'ordre autour d'une mosquée à l'occasion de la prière du vendredi.

Mais sous couvert de l'anonymat, une source policière a affirmé dimanche à l'AFP que des jeunes "pro-Dadis", d'ethnie guerzé et de religion chrétienne, avaient été impliqués dans les violences, vendredi, et avaient blessé plusieurs personnes, dont deux militaires, avec des armes à feu.

Il s'agit, selon la même source, de partisans du chef de la junte - le capitaine Moussa Dadis Camara blessé le 3 décembre dans une tentative d'assassinat et actuellement en convalescence à Ouagadougou - qui avaient pris l'habitude de défier l'armée. Selon différents témoins, leur chef, surnommé "Rasta", a été arrêté.

Un responsable du gouvernorat de N'Zérékoré a déclaré lundi à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, que "la situation sécuritaire se normalisait grâce à la médiation du gouvernement".

"S'il est vrai que la crise a été artificiellement créée par des extrémistes, il reste aussi vrai que l'Etat n'avait rien fait pour empêcher la situation de dégénérer", a cependant estimé ce responsable régional.

Le colonel Boureima Condé, ancien gouverneur de la région administrative de N'Zérékoré et actuel ministre de l'Agriculture, conduit depuis samedi une mission gouvernementale de médiation dans la région.

"Nous faisons confiance à notre ancien gouverneur qui connaît bien les coutumes et traditions de la région pour y avoir vécu. Nous l'écoutons religieusement mais nous lui recommanderons de retirer les armes qui circulent dans les mains des bandes extrémistes pro-Dadis Camara", a déclaré à l'AFP un dignitaire religieux influent dans la région.

L'archevêque de Conakry, Mgr Vincent Koulibaly, s'est rendu spécialement dans la ville pour y rencontrer les chrétiens. Et des émissaires du gouvernement avaient visité dimanche une dizaine de mosquées de N'Zérékoré, pour appeler au "respect de l'autre".

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